Santé et Nutrition: Pourquoi manger du poisson et des fruits de mer?

Pour se sentir bien, en santé et afin d’agrémenter et de diversifier les repas tout en ayant du plaisir!

Manger du poisson est une façon simple d’améliorer nos régimes alimentaires et notre santé – c’est délicieux et nutritif! Vous avez probablement entendu parler des toutes dernières recherches sur les bénéfiques acides gras oméga-3 et vous savez sans doute que les poissons constituent la source principale d’oméga-3. Certains poissons ont une plus grande teneur en oméga-3 que d’autres, mais on recommande une consommation accrue de tous les types de poissons et de fruits de mer. La plupart des études suggèrent que la consommation de deux à trois repas de poisson par semaine est bénéfique pour la santé.

Foire Aux Questions:

Q. En quoi consistent les acides gras oméga-3?

Gril SaumonR. Les acides gras oméga-3 sont une sous-classe d’acides gras polyinsaturés. Les acides gras oméga-3 contenus dans les poissons, les mollusques et les crustacés sont l’acide eicosapentanoïque et l’acide docosahexanoïque.  Il est évident que ces termes sont difficiles à prononcer mais il est au contraire très simple de s’apercevoir que les oméga-3 semblent avoir un effet positif sur le rythme cardiaque. Selon une étude récente, les acides gras oméga-3 pourraient même réduire les risques du type d’accident vasculaire cérébral (AVC) le plus répandu. Une autre recherche sur les acides gras oméga-3 suggère qu’ils pourraient jouer un rôle dans la prévention de la dégénérescence maculaire, une forme courante de cécité. Les chercheurs continuent d’explorer les effets des acides gras oméga-3 sur le système immunitaire et, tout donne à penser, qu’ils ont une influence positive sur la polyarthrite rhumatoïde, l’asthme, le lupus, la néphropathie et le cancer.  De plus, des recherches prometteuses sur la dépression sont en cours au National Institutes of Health.  Les poissons qui contiennent naturellement plus d’huile (p.ex. les saumons, les truites et les harengs) ont une teneur en acide eicosapentanoïque et en acide docosahexanoïque plus élevée que les poissons maigres (p.ex. les morues, les aiglefins, les poissons-chats), mais il est recommandé de consommer de tous les types de poissons et fruits de mer.

Source: Ministère de l’Agriculture des États-Unis

Q. Quels sont les apports nutritionnels du poisson comparativement à ceux de la viande?

Crevettes TentationsR. Les poissons, les mollusques et les crustacés sont d’excellentes sources de protéines dont la teneur est faible en gras. Par exemple, une portion de 85 grammes de goberge sans peau contient 90 calories, 1 gramme de gras et 20 grammes de protéines, soit environ un tiers de la valeur quotidienne recommandée Une portion de bœuf haché cuit, maigre à 95 % contient 139 calories, environ 5 grammes de gras et environ 22 grammes de protéines. Les protéines du poisson sont d’une qualité élevée, renferment une quantité abondante d’acides aminés et sont faciles à digérer pour les personnes de tous âges. Les poissons et fruits de mer ont généralement une plus faible teneur en gras et en calories que le bœuf, la volaille ou le porc. De plus, ils regorgent de minéraux comme le fer et le zinc.

Source: Ministère de l’Agriculture des États-Unis

Q. Comment encourager mes enfants à manger du poisson et des fruits de mer?

Fish SticksR. Commencez à servir du poisson et des fruits de mer à vos enfants dès leur jeune âge afin qu’ils se familiarisent avec le goût et la texture. Vous pouvez commencer par un poisson au goût léger enrobé d’une panure croustillante. Puis, essayez du poisson et des crevettes sans panure, augmentant ainsi les choix de repas nutritifs de vos enfants tout en leur instaurant l’habitude de consommer du poisson. Très souvent, les enfants voudront goûter aux plats que vous, les adultes, mangez.  Alors, donnez l’exemple et préparez-en assez pour toute la famille!

Q. Manger du poisson et des fruits de mer rendrait-il plus intelligent?

TilapiaR.  De nombreuses études ont établi un lien entre la consommation d’acides gras oméga-3 et une meilleure performance. Quoiqu’on doive toujours établir un lien direct entre la consommation de poisson et l’intelligence, on accumule de plus en plus de données probantes de l’existence d’un tel lien. Voici un article paru le 8 novembre 2007 dans le HealthDay News, qui présente en détail de nouvelles études au sujet des effets de la consommation de poisson sur les fonctions cérébrales :

Selon trois nouvelles études, il se peut qu’il y ait un fond de vérité dans le vieil adage selon lequel manger du poisson rend plus intelligent.

Chacune de ces études suggère que la consommation de poisson, particulièrement d’acides gras oméga-3 peut améliorer la performance cognitive.

Une étude réalisée en Norvège sur plus de 2 000 personnes âgées a révélé que celles qui consommaient plus de dix grammes de poisson par jour obtenaient des résultats nettement supérieurs et une fréquence moins élevée de contre-performances cognitives que celles qui consommaient moins de dix grammes de poisson par jour.

Plus les gens mangent du poisson, plus l’effet est grand. Les gens qui consommaient environ 75 grammes de poisson par jour obtenaient les meilleurs résultats.

Une étude réalisée aux Pays-Bas sur 404 personnes âgées de cinquante à soixante-dix ans, a révélé que des concentrations d’acides gras oméga-3 étaient associées à un plus faible déclin dans plusieurs mesures cognitives. L’étude a été réalisée sur une période de trois ans.

Enfin, une étude réalisée en Nouvelle-Zélande sur plus de 2 400 personnes a révélé une association forte et persistante entre des concentrations de l’acide gras oméga-3 acide eicopentanoïque circulant dans le sang et la santé physique et un lien plus faible entre les acides gras oméga-3 et la santé mentale.

Les études ont été publiées dans l’édition de novembre de l’American Journal of Clinical Nutrition.

« Bien qu’il s’agisse d’études par observation intéressantes, elles n’établissent pas de lien direct entre la consommation de poisson ou d’acides gras oméga-3 et les fonctions cognitives », écrit, dans un éditorial, le Dr Irwin Rosenberg, de la Friedman School of Nutrition Science and Policy de l’Université Thufts, située à Boston. « Il y a de plus en plus de données probantes d’une telle association, mais on doit encore effectuer des essais cliniques randomisés pour confirmer le lien », souligne-t-il. Pour en savoir davantage sur les poissons et fruits de mer et leurs effets bénéfiques sur la santé, consultez ces liens renommés :

The National Fisheries Institute

American Dietetic Association

American Heart Association

United States Department of Agriculture